vendredi 20 novembre 2009

A playalistic introduction to Mike Dean



Mike Dean, producteur du label Rap-A-Lot, et pionnier du rap sudiste grâce à ses productions hautement enfumées depuis le début des 90's. Dans sa discographie, on retrouve un grand nombre de classiques de la Third Coast, et puis l'éphémère reconnaissance mainstream lorsqu'en 2007, il co-produit et mixe le "Stronger" de Kanye West. Encore un producteur du sud dont on ne mesure pas assez l'importance dans l'émergence du rap down-south(au même titre que No Joe, Mr Lee, Pimp C).

Le week-end dernier, j'ai eu l'idée de faire une petit compils de morceaux qui pourrait servir d'introduction au son de Mike Dean. Des morceaux d'hier et d'aujourd'hui, du Geto Boyz évidemment, du Yukmouth ainsi que d'autres comme Z-ro notamment, avec qui il a dévellopé une collab intéressante ces dernières années sur les albums "Let the truth Be told" et "Still Livin", qui sont des indispensables de la scene Houston récente. A ecouter pendant un barbecue avec une aile de poulet dans la bouche et un blunt dans la main, ou l'inverse si vous voulez, bref un truc du genre, et j'espère que vous apprécierez.

A playalistic introduction to Mike Dean
:

Jamal : Don’t trust no
Z-Ro : City Streets
Bun B, Yukmouth, Sauce : I love dro
Geto boys : G-Code
Z-Ro : Ride 2 night
Big Mike : Creepin' - Rollin'
Yukmouth : Wet dreamz
Devin the dude : Nothin to roll With
5th ward boyz : Blood sweat & Glory
Kurupt, Nate dogg : Behind the walls
Do or die : Paperchase
Trae ft Pimp C & Fat Pat : Swang
Jamal : Da come up
Z-Ro : everyday same thang
MAc Dre ft Yukmouth : Get stupid go dumb
Do or Die : kill or be killed,
Big Mello : A ride 4 your Azz

mardi 13 octobre 2009

School Rappers & Shark niggas



Tu sait, lorsqu'il se fait tard le soir, j'aime écouter du rap obscur sorti du fin fond des années 90, faire semblant de tenir un volant d'impala d'une main, et de viser des noirs de l'autre gang avec l'autre. En cherchant bien, tu peut parfois tomber sur des trucs cool aux pochettes hyper inspirées, surtout si tu va chercher du coté du chez Rap-A-Lot, Houston. Mais bon.. comme d'habitude, cette soirée se finira en désillusion totale, ta copine te lâche parce que t'es trop immature et parce que tu peut pas avoir une érection digne de ce nom puisque t'a encore trop bu de sirop. Ca, c'est pas trop grave, mais par contre... lorsque tu te rends compte qu'ODB n'a peut être pas eu l'inspiration géniale de la fameuse pochette de 36 Chambers , et que l'idée venait déjà d'un petit con de sudiste deux avant, là et bien : tu te ressers un verre. Le doute ce n'est jamais très bon. L'histoire est un grand mensonge auquel tout le monde croit, a dit Voltaire, ou je sais plus qui, a vrai dire, je m'en fout en fait.




2 Low, une sorte de Gotrunk des deux kriss kross, gangster de cour de recré qui fait bouger ses copains de gauche a droite en plein cours, les flics sont remplacés par les profs, les biatchs siliconées par des écolières en uniforme, la prod défonce, tu est heureux, et tu peut embrasser ton amoureuse comme à la fin d'un épisode de Hercule.

2 Low : Funky Brother

Bonus branlette : Alors, plagiat ou pas ? je propose que ca soit le prochain sujet débattu au G20 une fois que tout le monde aura crevé de la grippe porcine.

vendredi 25 septembre 2009

Gangster music



Tu pourrait croiser Traxster dans la queue de l'épicerie du coin, sans même savoir que devant toi, il y a le mec qui à quasi-intégralement produit les premiers albums de Twista, du groupe Do or Die, et même quelques trucs pour Mariah Carey. Un type légendaire donc, peut être parce d'une, Chicago n'est pas une des places fortes du rap, et deux : contrairement à nombre de "superproducers", Traxster se fait plutôt discret lorsqu'il n'a pas de sorties de prévues. Sa marque de fabrique est un son agressif, très mélodique aux grosses basses synthétiques et agrémenté de gros square leads pour rendre le tout ultra-malsain. Une sorte de g-funk du Midwest en quelque sorte, aux thématiques " gangster-player-en manteaux en fourrures avec des revolvers dans les poches". Voilà.

mardi 15 septembre 2009

These other rappers acting like Patrick Swayze



Tu te souviens de cette fille au lycée qui regardait Dirty Dancing tout les mercredis aprem en rêvant que tu l'embrasse tout pareil que dans le film en la faisant tournoyer dans les airs. Toi tu n'avait jamais vu ce putain de film, mais tu t'es dit, ... mmm pourquoi pas ? Sauf que de ton coté tu pensait plutôt à faire autre chose, ainsi qu'à la maniere dont tu la jouerait facon Ghost une fois que tu aurait eu ce que voulait. En gros, un peu comme Youg Jeezy, tu serait plutot l'antinomie totale des rôles d'émo-romantiques de Patrick Swayze. D'ailleurs, marrant paradoxe, le premier cite le nom du second pour faire une punchline dans ce morceau :

Young Jeezy ft Mannie Fresh : And Then What (2005)




Tout ca me rapelle que Thug Motivation 101 reste définitivement l'une des meilleures sorties rap de la décennie et clairement la plus consistante dans la très bonne discographie de Jeezy. Un classique, un vrai.

Ah et... REP Patrick Swayze.

vendredi 11 septembre 2009

Watch out, we run New York




Pour le huitième anniversaire du 9/11, un petit tour de la grosse pomme en cinq borough, cinq morceaux :


Mobb Deep ft Littles : Nothing like home (2001)
Queens, ses 96 tours et son grimy-rap mafieux sombre et dégueulasse. Mais les infâmes de services te disent categoriquement dans ce merveilleux morceau : non, il n'y a rien de mieux que la maison.


The Diplomats : Come Home with Me (2002)
Harlem, capitale des players et des hustlers toujours aussi fiers d'en être issu (" viens avec moi à la maison, là où les grands-mères ont trente-ans", affirme Jim Jones) ; un quartier qui symbolise un pan entier de l'histoire afro-américaine à lui tout seul.

Ill Bill & la Coka Nostra : i'm From Brooklyn (2009)
Durant les années 80, Brooklyn rime avec criminalité. Mosaïque de neighborhoods ethniquement différenciés, c'est aussi à travers elle que se dessine le nouveau visage de la capitale New-Yorkaise.


GZA, Killah Priest, Ghostface, RZA : 4th Chamber (1995)
Staten Island, bastion républicain où cohabitent de luxueuses propriétés, et des projects pétés, une île généralement connue comme étant la poubelle de New York car elle abrite la gigantesque décharge de Fresh Kills.

Big Pun : Cross Bronx Expressways (1998)
Enfin, evidemment le Bronx, berceau de la culture hip hop aux lignes de métros perchées et lieu de tournages de maints et maints longs-métrages. Et quand on dit BX, forcement on pense à son rappeur le plus emblématique : Big Pun (RIP), encore vivant sur quelques fresques, dont l'une magistralement exécutée par le graffeur Mad Mark.(RIP aussi).

vendredi 4 septembre 2009

Hollywood divorce




Je présume que tu connait Adrian Brody. Excellent acteur, des apparitions dans de très bons films (Summer of Sam, Le Pianiste, Holywoodland) et un degré de sympathie à genre 6 sur l'échelle de Cam'ron. Mais pourquoi donc un article sur ce monsieur alors que ce blog est d'habitude réservés au hip hop le plus infâme ? Et bien, sachez que j'apprécie particulièrement Adrian Brody pour les trois raisons suivantes :

1)Premièrement, j'ai encore en mémoire le mythique baiser d'éléphant à Halle Berry lors de la cérémonie des Oscar en 2003. (Cool, j'aurait fait exactement pareil si c'était Rossy de Palma qui me remettait l'oscar)




2)Deuxième raison,le fait qu'il ait sifflé la copine de Michael Youn alors que celui ci était encore avec elle. Comme c'est beaucoup trop "thug-gorillapimpin" comme geste (et qu'en plus ça vise un boloss médiocre comme Youn), le niveau de Brody sur l'échelle de coolitude est donc automatiquement réévalué à la hausse :

Progression échelle de coolitude : +1
Bonus de gangsta move "on soulève ta femme dans le club" : + 0.5

3) Enfin, sachez qu'Adrian Brody est beatmaker à ses heures perdues sous le pseudo A-Ranger. Il fut d'ailleurs proche de 2pac ( ils jouerent tous deux dans "Bullet", Brody étant même fier d'affirmer qu'ils taggaient "Thuglife" sur les murs ). Il est aussi ami avec le Mc du Bronx C-Rayz Walz, pour qui il a d'ailleurs produit un titre nommé "Life time bid" figurant sur le premier album de C-Rayz intitulé "Limelight : The outroduction".

C-Rayz Walz : Life time Bid (snippet)

Progression échelle de coolitude : -1 (parce que Def Jux c'est de la merde).

vendredi 7 août 2009

Hey kiddy kiddy



Voilà, ca tue, ca surbute, ca défonce, ca arrache. Clipse et les Neptunes, the best duo ever produit par the best duo ever, la combinaison parfaite. Mais que demande donc le peuple ?